Nous nous sommes arretés à Nyamassila, une petite bourgade sur la route d'Atakpamé. Pas d'hotel, nous avons été logés chez le chef du comite villageois pour le développement (CVD). Le lendemain, nous nous faisons prendre par la pluie tropicale, à peine partis. Résultat : 50 km sur 54 effectués sous l'eau. Les derniers kilomètres sont rudes, un vrai déluge s'abat sur nous. Nous sommes en pleine saison des pluies ...
A partir d'Atakpamé, une ville logée sur plusieurs collines, nous prenons une route secondaire traversant les montagnes. Nous esperons pouvoir traverser la frontière pour gagner le Ghana à partir de Kpalimé ... Nous sommes réfoulés à la frontière : on ne fait pas de visa à ce poste, il faut passer par Aflao, sur la côte à la sortie de Lomé. En tout cas la route est magnifique et la végétation étonnante : les champs de maïs cotoient de hautes herbes envahies de bananiers, de papayiers et de multiples essences d'arbres. Notre plaisir est cependant gaché par les donne-moi-cadeaux qui n'ont jamais été aussi fréquents et qui ne viennent pas seulement des enfants. S'ils savaient combien ils nous découragent pour s'arrêter dans leur village ! Nous avons été tout de même acceuillis par une famille charmante à Kpele-Konda grâce à un monsieur qui nous avait donné son adresse à Kara.
A Kpalimé nous avons rencontré un couple de cyclistes vraiment extras. Lisa est néo-zélandaise et Xavi basque. Ils se sont rencontrés en Amérique latine il y a quelques années et ne se sont plus quittés ! Ils vivent maintenant en Nouvelle-Zélande et continuent de voyager régulierement à vélo pendant plusieurs mois.
De Kpalimé nous avons rallié en une journée Lomé car notre visa touchait à sa fin : plus de 120 km ... Arrivés à Aflao, on nous refoule une deuxième fois ; normal nous ne voulons pas payer les 100 dollars par personne demandés pour le visa à la frontière ... Le lendemain matin, notre visa togolais est expiré mais nous repartons dans l'après-midi, notre visa ghanéen (obtenu en un temps record à l'ambassade) en main vers la frontière ghanéenne et cette fois on nous accepte! Même pas besoin de faire mon numéro de caliméro pour sortir du Togo sans payer un nouveau visa ... Le policier était super sympa et très compréhensif.
Enfin, nous voilà au Ghana, un voyage de transit pour rallier Accra où notre avion nous attend. Nous ne resterons que 5 jours au Ghana. Nous découvrons un pays à la culture très différente dès le passage de la frontière. Le Ghana paraît beaucoup plus développé que les pays francophones alentour : plus de technologie, beaucoup de buildings à Accra, un réseau routier plus developpé.